La Joconde aux yeux fermés


L’origine du projet by albotablo
1 Juin juin, 2009, 10:00
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Quelle démarche se cache derrière les yeux fermés de cette Joconde ?

Pour être très honnête, au début, je ne suis pas dans une démarche conceptuelle. Un jour je me dis “pourquoi ne pas copier la Joconde”. Pour un peintre figuratif, c’est une gageüre – un truc un peu « bête et méchant » mais un bon test pour se jauger, évaluer son niveau en tant que peintre. Et pour ne pas faire une copie simpliste, je décide de lui fermer les yeux. Le regard de la Joconde, fixé sur le spectateur, ça lui donne souvent un petit côté agaçant.

Vous ne lui fermez pas les yeux seulement pour régler ce problème ?

En fait, c’est un sujet qui me trottait dans la tête et que je retrouvais dans mon travail de peinture depuis quelques années. Par exemple, j’y fais allusion dans un quadruple autoportrait datant de 2004, appelé « l’atelier ». Elle y apparait en photo sur la couverture d’un journal roulé sous le bras d’un des quatre personnages, un des « moi » avec les yeux fermés, et portant des lunettes noires. Ce journal existe réellement : datant de 1998, un des articles principaux traite d’une polémique autour d’un projet de restauration du tableau. Il est notamment illustré par une simulation en retouche numérique. Polémique à cause de la fragilité de l’œuvre et de la peur de se retrouver avec une peinture complètement délavée, détruite.
Le monde méritait une Joconde restaurée en peinture, il fallait que quelqu’un s’y colle ; je me suis dévoué.

closeup

Et ça s’est passé « les doigts dans le nez » ?

Pas si facile que ça. Comme je travaille toujours d’après photo, il me faut au moins trouver des reproductions et il n’y en a aucune – encore maintenant – qui ne soit fidèle au tableau original. Et même en envisageant de la copier sur place, c’est malheureusement un des rares tableaux devant lequel le Louvre ne peut autoriser de planter son chevalet. Et puis, en cours de réalisation, j’ai fini par abandonner cette idée de restauration.

Avant de produire une version satisfaisante, vous usez beaucoup de toiles ?

Deux seulement. Le premier tableau est très différent de… je ne le trouve pas assez ressemblant ; néanmoins, il a été vendu. Apparemment, si je n’ai pas fait une copie parfaite, j’ai fait passer quelque chose dans ma version aux yeux clos. Et c’est ce qui a plu à l’acheteur pour qui elle signifiait plus que celle de Léonard de Vinci. En tous cas pas la même chose. J’ai entrepris alors une deuxième version avec les idées plus claires, considérant la première comme une maquette, une ébauche. Je voyais mieux comment m’y prendre pour la peindre avec les yeux fermés.

Parce que la deuxième vous l’avez peinte les yeux fermés ?

(sourires)

C’est à ce moment là que je prends conscience que la Joconde, le tableau original, n’est pas vraiment vu par le public : elle n’est pas exposée dans de bonnes conditions, toutes les reproductions lui sont plus ou moins infidèles et on ne la voit finalement que par le filtre de sa notoriété et non pour elle-même. Ce qui peut sembler n’être qu’un gimmick dans ma version prend tout son sens : elle ferme les yeux pour nous signifier que face à elle nous n’avons pas les yeux si ouverts que ça.

mona lusa closed eyes

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La vérité sur Mona Lisa by chezchacha
31 Mai mai, 2009, 10:00
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Qu’y a t-il dans ce tableau que nous ne voyons pas ?

Tout simplement ce que signifie le tableau quand l’auteur l’achève en 1506 et qui est camouflé par sa célébrité. Fondamentalement et contrairement aux apparences, la Joconde n’est pas un portrait. C’est indéniablement son point de départ mais Léonard de Vinci en fait plutôt une sorte de peinture allégorique de l’éphémère : pour faire simple, une métaphore du temps qui passe. Mais le tableau est certainement considéré comme un portrait, parce que, oui, c’est un visage bien particulier.

Mais à l’origine, le tableau est bien la commande d’un portrait ?

Oui, celui de Lisa Gherardini, femme d’un riche négociant en tissus, un certain Francesco di Bartolomeo del Giocondo.
De nos jours, on considère qu’un portrait est ressemblant s’il prend en compte aussi la personnalité du modèle. À l’époque, on attend surtout d’un portrait qu’il représente le statut social d’un individu et pas sa psychologie. On affirme l’identité de celui-ci en écrivant son nom, et si on est doué en y faisant allusion par un objet, un symbole, un jeu d’esprit. Pour Mona Lisa, Léonard de Vinci a écrit littéralement – et génialement – son nom d’épouse sur son visage en la faisant sourire, puisque Giocondo signifie en italien «heureux, serein». On peut, tout au mieux, imaginer que l’artiste se soit inspiré d’un sourire fugace chez son modèle puisque cela servait son propos mais, je le répète, ce n’est que le point de départ.

Si depuis, on croit encore que c’est un portrait, c’est parce qu’on considère que sourire est un trait de caractère. Mais, en fait, c’est parce qu’il n’y a rien de plus personnel que ce sourire-ci – c’est une vraie marque de fabrique – que ce visage-là a une identité.

Autrement dit, puisque son sourire est si personnel, c’est forcement un portrait !?

C’est tout à fait ça. Et c’est ce qui prête à confusion. Une autre raison qui dément la thèse du portrait, c’est qu’à part la Joconde, à l’époque aucun portrait officiel ne représente une femme (du moins respectable) en train de sourire. Comme vous le savez le tableau n’a pas été livré à son commanditaire. J’aime à imaginer Léonard de Vinci le montrant en cours de réalisation au mari qui, dérangé par le sourire, lui demande de le modifier. L’artiste décide de continuer comme il l’entend, sans se soucier de la bienséance et de la ressemblance. Ce qui est une démarche très moderne pour l’époque. Comme il lui a fallu au moins cinq ans pour achever le tableau, il y a fort à parier que la peinture ne ressemble plus depuis longtemps à son sujet de départ.

monas



Question de ressemblance by chezchacha
30 Mai mai, 2009, 10:00
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Est-ce que votre Joconde peut être considérée comme un faux ?

D’un point de vue juridique, bien que ce soit le même format ( la règlementation impose aux copies une échelle inférieure ou supérieure à 1,5 ème ) ça n’en fait pas pour autant un faux puisque j’ai changé ses yeux. Ce n’est pas un détail qui peut passer inaperçu. De plus, et pour conclure, elle n’est pas peinte à l’huile, ni sur panneau de bois, mais à l’acrylique, et sur carton… Ça devrait suffire pour éviter la confusion, non ?

Malgré tout, votre Joconde est-elle une copie ?

Je reste partagé entre l’artiste et le copiste. Pour être un parfait copiste, il faut se lever de bonne heure. De deux choses l’une ; soit on s’applique à devenir l’individu qui a peint le tableau de référence en utilisant le même savoir-faire mais surtout en comprenant parfaitement ses intentions, un peu comme un comédien façon Actors Studio ; soit on devient “pure objectivité” pour se concentrer seulement sur la technique, sur l’apparence. Dans les deux cas, on annihile sa propre identité…

Ce n’est pas très flatteur pour les copistes professionnels que vous réduisez à des machines.

En fait, j’ai beaucoup de respect et d’admiration pour les (vrais) copistes parce qu’ils savent sans doute mieux que moi faire la part des choses. En soi, la notion de ressemblance est déjà un problème sans fin — où commence t-elle, où s’arrête t-elle ?— mais avec ce tableau-ci c’est un peu comme faire un portrait à partir de plusieurs modèles ; finalement tout le monde peut jouer au jeu des 7 erreurs, grâce ou à cause des innombrables reproductions, plus différentes les unes que les autres, chacun aura un avis différent.

jocondes

Un vrai cauchemar !

Et encore, je n’ai même pas tenu compte de certains aspects optiques propres au tableau original, invisibles pour les visiteurs du Louvre, compte tenu des conditions d’exposition… D’ailleurs, pour approcher ce fac-similé parfait il faudrait l’association d’une machine et d’un esprit scientifique, presque du clonage… Andy Warhol version Matrix en quelque sorte. Mais je ne suis pas un scientifique, je suis un peintre. Et puis, ce n’était pas mon problème. N’ayant jamais eu ce rapport privilégié avec la Joconde, comme la plupart de ses observateurs, j’ai donc peint un tableau d’après une image. C’est certainement parce que je ne dissocie pas la reproduction de son original que je me trouve en conflit quand je parle de mon rapport au copiste ou à l’artiste.

Vous semblez finalement trouver plus de mérite au copiste qu’à l’artiste.

Dans un sens l’artiste est moins méritant car il n’a qu’à être lui-même. On le considère comme un créateur qui n’a qu’à « se lâcher », qu’il en sorte du talent ou du génie ou… rien. C’était beaucoup plus facile pour Léonard de Vinci de créer la Joconde, après tout, il aurait pu faire tout autre chose. D’un autre coté, c’est aussi très difficile de se lâcher, d’être soi-même, plutôt que de se cacher ou de se prendre pour quelqu’un d’autre, ce qui pourrait être une motivation pour devenir copiste.
La chose reste encore ambigüe pour moi… quoi qu’il en soit j’ai fini par faire un choix parmi toutes les Jocondes qui s’offraient à moi. L’originale m’étant inaccessible, je me suis résolu à peindre la Joconde d’Albert Lobo, et pas celle de Léonard De Vinci. Pour le reste, j’ai juste essayé d’apparaître le moins possible dans ma réinterprétation, que “ma patte” vienne le moins possible s’interposer entre l’image et le regardeur, pour qu’il puisse la voir avec un regard neuf. Comme si le tableau avait été peint à nouveau.

mona lusa closed eyes



Une Joconde pour tous by albotablo
29 Mai mai, 2009, 10:00
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Quel destin souhaitez-vous pour votre Joconde ?

En fait, je vais la remplacer progressivement par ses reproductions. Je ne cherche pas à faire de mon tableau une icône mystérieuse ; si j’admets que je cherche un peu à rivaliser avec celle du Louvre, mon but n’a jamais été d’en faire une œuvre unique et intouchable, “inestimable”. Dès cette deuxième version, j’ai toujours eu comme projet de la multiplier en cartes postales, puis en posters à l’échelle 1. Le but étant de ne même plus avoir besoin de se déplacer pour voir “la Joconde aux yeux fermés” puisque, sous cette forme là — en fac-similé — elle est bien là, et pas ailleurs. Que ma Joconde soit plus une amie, et moins une star… Que tout le monde puisse l’avoir en vrai chez soi.

Cela ne risque-t-il pas de la banaliser et de dévaloriser votre travail ?

Pourquoi une peinture devrait-elle rester unique ? Je ne remets pas en question la valeur de ce qui est “unique”, mais la valeur de quelque chose ne devrait-elle pas être plus importante si elle concerne plus de monde ? En l’occurrence, je ne vois pas où est le problème, dans la mesure où mes reproductions sont garanties fidèles à l’original — et cela a été fait déjà avec quelques œuvres d’art anciennes qui ont été “reproduites” de façon, je trouve, très convaincante. Et je ne parle pas d’un tirage d’artiste numéroté ; c’est là encore un moyen de donner un caractère unique à chaque reproduction… Mon acte artistique ici, est bien, et depuis le début, de multiplier mon tableau par le biais de ses “copies”.

Mais ne remettez-vous pas un peu en question sa valeur artistique de cette façon ?

Oui et non. Dans le domaine artistique on fait la différence entre l’œuvre d’art ( tableau, sculpture, etc… ) et l’objet d’art ( par exemple une fourchette en argent sculptée)… L’Art ici — dont je ne discourrai pas de ce qu’il est et de ce qu’il n’est pas — fonctionne comme un plus, une valeur ajoutée à l’objet utilitaire quotidien. Mais en même temps, cet objet ne pourra jamais quitter son statut de « sous art », tant qu’il n’aura pas abandonné celui d’objet utile, bassement utile même… comme l’a démontré Marcel Duchamp en exposant son « porte-bouteille », par exemple.
Ici, je me soucie plus de son utilité que d’avoir produit une œuvre d’art :  je veux mettre en avant le sens « utile » qu’elle pourrait avoir aux yeux de chacun. Et c’est aussi pour cela, qu’à terme, je ferai disparaître l’original.

Mais, en vous attaquant à un chef d’œuvre aussi connu ne craignez-vous pas que l’on résume votre démarche à une simple blague ?

C’est inévitable, surtout après tous les détournements et parodies qui ont jalonné son histoire… mais à mon avis, préférer une Joconde avec des yeux fermés, même pour la blague, n’est pas anodin. Si, en théorie, Mona Lisa appartient à tous — le tableau étant dans un musée public— l’image n’appartient en fait à personne, puisque on ne peut pas librement la voir.

Une Joconde aux yeux fermés pourra toujours être prise pour une plaisanterie, mais une chose est sûre, compte tenu du soin que je souhaite apporter à sa reproduction, on ne pourra pas dire que je me moque du public ou… de la Joconde.

Duchamp-LHOOQ-1919



En conclusion by albotablo
28 Mai mai, 2009, 10:00
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J’ai souhaité faire une peinture contemporaine sur notre rapport à ce tableau si singulier et par extension sur notre rapport au réel. Je ne suis donc pas si éloigné de la démarche de Léonard de Vinci qui, partant d’un simple portrait en a fait une allégorie. Si j’ai choisi de « repeindre » Mona Lisa avec les yeux fermés, de faire une « nouvelle » Joconde en quelque sorte, c’est parce que les yeux ouverts de l’original ont perdu tout leur sens.

Ma Joconde serait plutôt la sœur aînée de Mona Lisa qui aurait subi un lifting… une idée un peu saugrenue qui paraît anodine à une époque où aucune image de mode, magazine ou cosmétique n’échappe à la retouche.

Comme Léonard de Vinci n’a pas fait le portrait de Mona Lisa, je n’ai donc pas fait une copie du tableau. Je n’ai peint qu’une réponse à ce tableau que tout le monde connaît sans pour autant mesurer l’importance et l’influence qu’il a eu, et a encore, sur notre façon d’envisager la représentation de l’individu, de la femme en particulier et, plus généralement, des apparences. Alors puisque Mona Lisa, avec ses yeux ouverts, n’est pas — ou plus — dans cette logique, j’ai peint la mienne avec les yeux fermés ; juste une façon de dire avec un peu d’ironie qu’il faut rester vigilant et avoir les yeux grands ouverts, si l’on veut conserver encore un peu de libre arbitre.

Autre chose qui me touche personnellement : j’associe, dangereusement, des yeux fermés à la confiance. Dangereusement, parce qu’après ce que je viens de dire sur la vigilance, il serait logique d’interpréter ces yeux fermés comme de l’aveuglement ou de la naïveté… à moins que je n’ai fait là qu’un portrait post mortem.

Mais la confiance est un sentiment qu’on ne peut trouver qu’en soi, alors l’associer au sourire d’une Joconde me donne de l’espoir.

Interviews d’Albert Lobo, textes recueillis par Serge Chassagne.

Joconde-aux-yeux-fermés



Quelques références… by albotablo
27 Mai mai, 2009, 11:40
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Dans le désordre, quelques références de livres et quelques liens sur internet pour comprendre… ou en savoir un peu plus.

Livres :

Histoire de Peinture – Daniel Arasse – Éd. Éd. Gallimard | Folio | éssais

… où l’on peut apprendre, entre autres choses, juste à regarder.

Francis Bacon – Entretiens avec Michel Archimbaud – Éd. Gallimard | Folio | éssais
… où l’on apprend que le grand peintre contemporain n’appréciait pas tellement ce tableau-là.

Histoires de Joconde – Donald Sassoon – Éd. Bachès Stéphane
… où on la montre pendant ses nombreux voyages et disparitions.

Valfierno – Martin Caparros – Éd.Fayard
… où l’on parle de l’art de la copie, et où l’on pourrait finir par croire qu’il n’existe pas qu’une seule Joconde.

La Joconde éclatée (livre+dvd) – Jean Margat – Éd. La maison d’à côté
…où l’on essaye d’en finir une bonne fois pour toutes avec elle… sans succès.

Au cœur de la Joconde , Léonard de Vinci décodé – Collectif – Éd. Gallimard
… où l’on peut voir le tableau analysé comme jamais auparavant.

Léonard de Vinci, La Joconde – Cécile Scailliérez – Éd. Seuil
… où l’on apprend que la Joconde n’a pas toujours été celle que l’on croit.

Faut-il voler la Joconde ? Ce que l’art nous empêche de voir – Darian Leader – Éd. Payot
… où l’on démontre la nécessité d’un nouvelle Joconde avec des yeux fermés.

Histoire de l’art – Ernst Hans Gombrich – Éd. Phaidon | Essai | poche
… où l’on apprend ce qu’il faut savoir au minimum en histoire de l’art.

Liens @ :

L’as-tu vue ? La Joconde !
… mon autre site où je parle aussi de Louis Béroud, artiste et copiste, qui avait tout « prévu ».

Dans la tête de Mona Lisa
… où on apprend que la Joconde appartient à tous.

La Joconde de Léonard De Vinci, Gravée par M. Louis Calamatta
… où l’on peut constater qu’en 1858 l’écrivaine Georges Sand commentait le tableau à partir d’une reproduction.

Les couleurs de la Joconde
…ou l’on peut voir les prises de vue multispectrales qui furent effectuées sur le tableau en 2004.

Un facsimilé des Noces de Cana de Paul Véronèse
… où l’on peut voir qu’il est déjà possible de copier un chez-d’œuvre « à l’identique ».

Peter Greenaway « La ultima cena »
… où l’on voit qu’une autre œuvre de Léonard De Vinci a déjà été « clonée » pour les besoins d’une installation son et lumière en 2008

La Lunatica desnuda (en anglais)
… où l’on peut trouver un large inventaire des détournements de Mona Lisa.



Au sujet de l’artiste by albotablo
26 Mai mai, 2009, 10:00
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Après des études en publicité et un détour par les Beaux-Arts de Cergy où il s’aventure dans bien des directions (photo, vidéo, performances, installations, écriture,… ), Albert Lobo renoue finalement avec la Peinture. D’abord proche de l’Expressionnisme, il passe à un style qui conjugue Surréalisme, Symbolisme, Maniérisme et Hyperréalisme avec des accents faussement académiques – ce qu’il définit lui-même d’Apriorisme, un mouvement artistique dont il serait encore le seul membre. Plus arrière qu’avant-garde, il s’affirme naturellement à contre courant de l’idée de modernité et préfère l’expérience du passé à la recherche de la nouveauté à tout prix. Une manière, selon lui, de prendre du recul sur le présent pour mieux aller de l’avant.

La notion d’identité et d’identification est au cœur du travail d’Albert Lobo, une œuvre où l’ironie est souvent présente.

Albert Lobo vit et peint à Paris.

Contact : alobo@free.fr
Site artistique : alobo.free.fr